Il fait partie des rares cimetières préservés autour de l’église, malgré l’édit de Joseph II de 1784 qui interdit les inhumations dans et autour des églises.
Une particularité, il n’y a pas de monument aux morts comme c’est le cas dans la plupart des villages de Belgique, mais la tombe de l’unique soldat tombé au combat, Emile Verschoore, fait office de monument, d’où la présence des 2 hampes pour drapeaux destinées aux commémorations. Il n’y a pas de délégation communale mais le drapeau belge est hissé et une gerbe déposée aux 2 armistices.


On y trouve les tombes des soldats britanniques tombés lors de la première Bataille de l’Escaut, au moment de la retraite des Allemands en 1918. A noter, les dates de décès de ces soldats, quelques jours avant l’armistice du 11 novembre.
Concernant les macarons apposés sur les tombes, il s’agit de « sépultures d’importance historique locale » (un décret du Parlement wallon prévoit la constitution d’un inventaire de ces tombes). Eric Bouvry, au service de la population, a expliqué que c’était une obligation pour les communes et que cela avait été voté à Pecq en 2015. Pour Esquelmes, il y a deux anciens bourgmestres (Bury et Feutry), un prêtre au chevet de l’église, un ancien secrétaire et receveur Léon Delroeux, la tombe du combattant Emile Verschoore, le caveau des de Joigny de Pamele.
Ce dernier monument est celui des derniers seigneurs (nobles) d’Esquelmes au 19e s. (cf les 2 cénotaphes à l’intérieur de l’église). Il a été restauré en même temps que l’église (la croix a été emportée en atelier par une grue Dufour). Les 4 lions en métal qui supportaient la pierre calcaire ont malheureusement été volés. Il aurait été dessiné par l’architecte Justin Bruyenne, le restaurateur de l’église.
Texte inspiré par les commentaires d’Edwige Colin.



